Katmandou et sa vallée

Retour à la case départ ! Nous arrivons à Katmandou en fin d’après-midi et nous trouvons un nouvel hôtel car celui de la dernière fois ne nous a pas laissé de souvenir incroyable. Nous séjournons ce soir au HI Thamel hostel. Le prix est correct mais là non plus ce n’est pas parfait: Nous n’avons pas d’eau chaude. Nous en parlons à la reception qui bidouille les vannes du système de distribution d’eau, et nous nous retrouvons avec de l’eau brulante…mais plus d’eau froide ! Ah ca, pour avoir de l’eau chaude, on en a eu !

Nous profitons de la fin de journée pour nous balader en dehors de Thamel, le quartier touristique. Les rues sont toutes aussi bondées, mais par les locaux cette fois. Certains quartiers sont entièrement dédiés à l’artisanat et les rues sont bordées d’échoppes en tout genre. Frutz en profite pour assouvir sa passion pour les chapeaux traditionnels népalais et dégote quelques très beaux modèles.

On y trouve aussi des lentilles de toutes sortes…Je n’imaginais pas qu’il existait autant de variétés ! Mais ici, c’est l’ingrédient de base (à l’image de la pomme de terre au Pérou).

Catherine, elle, achète du sel de l’Himalaya.

Nous quittons notre hôtel dès le lendemain car nous passons la journée et la nuit à Bhaktapur, un ville historique située à seulement quelques kilomètres de Katmandou. Cette ancienne capitale est classée au patrimoine historique de l’UNESCO, elle est en effet très bien conservée. Nous visitons la ville de long en large.

Et l’oscar du meilleur rôle dans la catégorie “Touriste-ébahie-devant-la-beauté-d’un-monument” est décerné à Cat et Gé pour leur interprétation sur la place centrale de Bhaktapur…

L’atmosphère est très paisible car la ville est interdite aux voitures. Les chars de défilé eux ont une dérogation!

Vincent nous lâche en milieu de journée pour aller inaugurer la boite de Smecta et se reposer: Première tourista du groupe après 10 jours au Népal, on s’en sort plutôt pas mal!

Nous parcourons encore une fois les ruelles de la ville le lendemain matin aux aurores… que d’animation! Les enfants tirent à l’aide d’une corde des pièces de bois géantes, afin de construire un second char pour le nouvel an népalais qui a lieu dans quelques jours:

Nous reprenons la route en direction de Katmandou et nous arrêtons à Pashupatinath. Le site se trouve au bord de la rivière Bagmati, la plus sacrée des rivières au Népal. La rivière Bagmati se jetant dans le Gange a le même caractère sacré que celui-ci. Quelques vendeurs de pigments bordent le chemin d’accès, c’est l’occasion d’une belle photo.

On y croise aussi des sâdus, des hommes qui ont dédié leur vie à la religion. Ils ne possèdent plus rien et vivent d’offrandes en errant sur les routes sans domicile fixe.

Les berges de la rivière Bagmati constituent un endroit sacré pour l’incinération des hindouistes. Les terrasses appelées ghâts, sont destinées à la crémation. L’ambiance y est très particulière. La tristesse est assez peu présente ce qui est assez déroutant pour nous, occidentaux. Mais pour les hindous, mourir c’est se libérer de l’état où nous sommes actuellement pour passer à un état meilleur.

Les corps sont enveloppés dans un linceul orange puis brûlés. Les cendres sont ensuite confiées (et non jetées) à la rivière sacré, après que des opportunistes soient passés récupérer bijoux, dents en or et bois non brûlé.

Comme partout au Népal, des enfant des rues vivent de la récupération et du tri des déchets. Ici, ils espèrent surement que la rivière sacrée va leur charrier quelques trésors qui feront leur fortune.

Assez vite, le spectacle morbide des crémations nous met assez mal à l’aise et nous ne nous éternisons pas: Direction Bodnath. Nous atteignons le temple bouddhiste après 45 minutes de marche dans la banlieue de Katmandou. Son stûpa du XIVème siècle qui domine l’horizon est l’un des plus grands au monde, et il faut avouer que c’est impressionnant !

Nous faisons le tour du stûpa, sous la surveillance du Bouddha qui nous observe.

Dans une petite pièce au pied du stûpa, nous découvrons des rouleaux de prières énoooormes !

Nous rentrons à Katmandou pour nous reposer un peu à l’hôtel, car ce soir c’est “grosse soirée” ! C’est en effet la dernière soirée avec Catherine, Vincent et Romain, mais c’est également les 29 ans de Géraldine.

Nous faisons nos adieux à toute la bande le lendemain matin. Malgré que leur avion ne décolle qu’en début d’après-midi, ils quittent l’hôtel aux aurores car aujourd’hui toute la capitale est paralysée par une grève générale! Finalement, leur retour au bercail se déroulera sans encombre. Merci à eux pour ces 2 semaines géniales , et merci à Cat pour certaines de ses photos que j’ai utilisées sur ce blog.

Après un mois accompagné, nous nous retrouvons “tout seul les deux”. (Tiens, ça faisait longtemps que je n”avais pas parlé le franc-comtois!) Nous restons à Katmandou quelques jours pour nous reposer car la fatigue commence à s’accumuler après 9 mois de voyage. Nous en profitons pour aller visiter Durbar square, une place très célèbre de la capitale népalaise.

Comme à Baktapur, on y trouve une multitude de beaux bâtiments religieux. Tôt le matin, la ferveur religieuse y est très importante.

Avant de quitter le Népal, nous passons quelques jours tranquilles à Nagarkot pour profiter une dernière fois des montagnes. C’est l’endroit le plus haut de la vallée de Katmandou (2 200 m d’altitude) et le seul endroit de la vallée d’où l’on peut voir la chaîne de l’Everest. Seulement la météo en a décidé autrement, et le temps nuageux nous empêche de voir quoique ce soit. Le dernier jour, je me lève avant le lever du soleil et monte au temple Mahankal.

Le panorama est sympa mais je n’arrive pas à identifier l’Everest, qui est assez difficile à voir depuis ici.

Après quasiment 3 semaines, notre passage au Népal prend fin. Avant de rentrer en France, une dernier pays nous attend. Dernier mais pas des moindres, puisqu’il s’agit de l’Inde!

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Bandipur, un balcon sur l’Himalaya?

Nous reprenons un bus en direction de Katmandou, mais nous descendons à mi chemin pour visiter Bandipur. Comme nous réservons le billet à la dernière minute, nous voyageons “en cabine”. Cela signifie que nous prenons place à coté du chauffeur, là où l’on trouve de l’espace pour s’asseoir.

Question confort, ce n’est pas l’idéal, mais nous ne nous plaignons pas trop quand on voit comment certains passagers voyagent dans les bus plus “locaux”:

Et puis cela nous permet de profiter pleinement du spectacle qu’offre les routes népalaises. Les camions, notamment sont décorés d’une multitude de couleurs, d’accessoires kitsch et de slogans comme “Speed control” “Blow your horn” ou encore d’un plus prétentieux “King of the road”.

Bandipur est perchée tout en haut de la montagne (1030 m d’altitude) et nous parcourons les 10 derniers kilomètres qui mènent au village dans un bus local. Autant vous dire que le trajet est épique, mais nous arrivons entier. Nous prenons des chambres dans le premier hôtel du routard, sans nous poser de question car nous sommes crevés. Notre pauvre Frutz (Romain) se retrouve dans une petite chambre qu’on pourrait plus justement appeler un clapier à lapin !

Après une bonne sieste, nous nous baladons à pied dans le village. Les rues sont jolies et surtout piétonnes ce qui assure un calme absolu.

Nous observons les habitants dans leur quotidien.

Nous sommes interrompus par un orage qui survient brusquement en fin d’après-midi. Ce doit être monnaie courante ici puisqu’il se passera exactement la même chose les jours suivants: Gros coup de vent puis pluie, tout le monde se barricade chez soi pendant une heure, puis ça se calme et la vie reprend son cour.

Le lendemain nous continuons de découvrir le village. Certains visitent les temples, Frutz et moi nous décidons de nous rendre à Ramkot, un village rural que l’on peut uniquement atteindre à pied.

Il nous faut bien deux heures de marche pour y parvenir et ce n’est pas de tout repos étant donné qu’il est midi, l’heure où le soleil tape le plus ! Arrivé là-bas, nous pensons trouver un restaurant pour reprendre des forces…mais non. Le village est très pauvre, il y a quand même l’électricité mais pas l’eau courante.

C’est vraiment authentique, les maisons sont construites en pierre, en bois ou en adobe.

Nous essayons de faire connaissance avec des enfants, curieux de voir deux grands européens débarquer chez eux mais c’est difficile car ils ne parlent pas anglais et nous ne maîtrisons pas non plus le népalais.

Nous nous reposons tout en haut du village, à l’ombre d’un vieil arbre. Un fermier surveille ses vaches de loin, en communiquant avec elles par de puissants cris.

Nous ne perdons pas de temps sur le chemin du retour car la faim et la soif commencent à nous travailler. Après une petite sieste puis l’orage quotidien, nous apprécions un beau coucher de soleil en sirotant une Gorka, une bière népalaise baptisée ainsi en hommage aux soldats Gorka.

Réveil à l’aube le lendemain matin car nous voulons profiter du panorama sur la chaîne des Annapurnas et le Langtang, qui fait la réputation de Bandipur. Nous avons plusieurs fois tenté notre chance pendant la journée, mais la visibilité n’est pas assez bonne à cause de la brume de chaleur. Aujourd’hui, nous sommes sur le pied de guerre avant même que le soleil ne se lève afin de ne rien manquer au spectacle.

Mais la brume est encore présente et le spectacle n’est pas si merveilleux que durant notre trek.

Après deux jours très ressourçant, nous quittons Bandipur pour retrouver la vallée de Katmandou, son bruit, son agitation, sa pollution, mais aussi ses magnifiques temples!

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Trek dans les Annapurnas

Ça y est, la fête est finie! Après avoir confiés nos habits tout colorés de la veille à la laverie (sans trop d’espoir quand même) nous quittons Pokhara, direction la haute montagne. N’étant pas tous de grands sportifs nous avons opté pour un trek plutôt facile et qui n’atteint pas des altitudes trop élevées pour éviter le mal d’altitude. (Romain a encore des mauvais souvenirs d’un trek en Ethiopie à plus de 4000m…)

Le trek “Annapurna Panorama” semble répondre à ces critères : 6 jours de marche à raison de 5h à 6h de marche par jour et une altitude maximal de 3200m. C’est une boucle qui nous conduit sur les contreforts des plus hauts sommets de la chaîne des Annapurnas, tout en traversant des forêts entières de rhododendrons, tous fleuris en cette saison.

Jour 1: Pokhara (900m) – Naya Pul (2070m) – Ulleri (1960m)

Le propriétaire de l’hôtel, très sympa, nous a aidé à préparer le trek, en nous proposant les services de 2 porteurs : Lhaksam, qui parle très bien anglais et connait la montagne comme sa poche, et ?????, un nom que nous n’avons jamais réussi à prononcer correctement durant les 6 jours qu’a duré le trek. Le patron de l’hôtel nous trouve aussi un taxi pour nous rendre de Pokhara à Naya Pul, le départ de la marche. Par contre il a vu un peu petit et nous nous demandons comment nous allons tous pouvoir rentrer quand on voit la voiture arrivée. Nous sommes six, plus les deux porteurs, plus le chauffeur du taxi, plus bien sûr les sacs. Ces derniers trouvent leur place sur le toit, bien ficelés pour résister aux “aléas” des routes népalaises. Les deux porteurs quand à eux s’assoient côte à côte sur la place avant, excepté quand on passe des barrages de police, au quel cas ils se mettent l’un devant l’autre pour que le policier ne voit qu’une tête en regardant la voiture de face…le plus fou c’est que ça marche !

Nous arrivons à Naya Pul après une bonne heure de route. Catherine, Géraldine et Vincent s’achètent des bâtons en bois pour soulager un peu leurs genoux pendant la marche…ce ne sont pas des bâtons de haute technologie mais à 50 roupies, ça ne vaut pas le coup de s’en priver!

Après avoir traversé Naya Pul et montrés nos permis de trek (obligatoires), nous commençons à grimper. Les paysages sont arides et le soleil tape dur mais nous marchons tranquillement pour économiser nos forces.

Nous faisons également pas mal de pauses à l’ombre car les porteurs eux aussi ont besoin de se reposer.

A l’heure du repas, nous nous arrêtons dans notre premier “tea house” les restaurants qu’on trouve tout le long du chemin. On y trouve du Dal Bat (lentilles et riz), des Chowmein (nouilles), des plats à base de pomme de terre et de fromage de yak et bien sûr des momos (raviolis cuits à la vapeur, notre péché mignon au Népal), tout ce qui faut pour reprendre des force avant d’affronter la montagne!

Nous arrivons à un premier village en milieu d’après midi. Nous hésitons à nous arrêter là pour la nuit, mais décidons finalement d’affronter tout de suite l’escalier de pierre de 3300 marches qui nous mène à Ulleri, le second village. Ça sera ça de moins à faire demain matin !

Les porteurs galèrent pas mal, on se demande si on ne les aurait pas un peu trop chargés. S’en suit un débat sur la culpabilité de faire porter ses affaires par quelqu’un d’autre…Les porteurs, eux nous assurent que tout va bien, qu’il ont déjà porter des charges beaucoup plus lourdes! Le lendemain, Romain décidera de porter toutes ses affaires lui même et on récupérera quelques affaires dans nos petits sacs pour alléger un peu les bagages que nous confions aux porteurs.

Nous venons à bout, non sans mal, de l’interminable escalier et passons une première nuit dans un lodge simple mais propre. La température descend vite la nuit à 2000 m d’altitude et nous sommes contents d’avoir emmenés nos sacs de couchage.

Jour 2: Ulleri (1960m) – Banthanti (2210m) – Ghorepani (2860m)

Départ pas trop tardif car une longue journée nous attends. Après avoir déjeuné de pancakes, de toasts et d’omelettes, nous somme prêts pour continuer l’ascension. Les premiers rhododendrons font leur apparition.

Bien que ça soit la saison sèche nous passons à coté de quelques belles cascades.

L’eau semble vraiment très propre. Nous remplissons d’ailleurs nos bouteilles aux robinets dans les villages, mais préférons y ajouter une pastille de micropur, dans le doute…

Nous déjeunons au soleil, sous les yeux d’un petit bébé népalais qui n’est pas laid! Il a été “posé” au milieu du restaurant, pendant que ses parents sont au fourneau sans doute.

Nous arrivons à Ghorepani, un des villages les plus élevés du trek. En fin de journée, le temps est nuageux, mais une petite éclaircie nous offre un bref aperçu du paysage qui nous entoure.

Le village est très joli avec toutes ses maisons bleues.

Certains s’offrent même le luxe de faire un volley à près de 3000 m d’altitude.

Nous préférons rentrer au chaud, au près du poêle à bois qui réchauffe la salle à manger du lodge 😉

Jour 3: Ghorephani (2860m) – PoonHill (3210m) – Deurali (2983m) – Tadapani (2680m)

Aujourd’hui est un grand jour, départ à 5h du mat, avant le lever du soleil. Nous montons à Poon Hill, point le plus haut du trek d’où l’on peut observer toute la chaîne des Annapurnas. Nous nous équipons de frontales mais la pleine lune est presque suffisante pour éclairer le chemin.

Aucun risque de se perdre de toute manière car la montée se fait à la queue-leu-leu avec les 300 autres personnes qui montent sur la colline chaque matin. Il faut dire que le spectacle vaut le coup d’œil.

Nous profitons d’une très belle vue de l’Annapurna I (8091m) et de l’Annapurna South (7219m), mais surtout du Dhaulagiri I, septième plus haut sommet du monde avec 8167m d’altitude.

Nous redescendons à l’hôtel pour prendre un petit dèj bien mérité. La suite de la journée sera tout aussi époustouflante en terme de paysages. Nous traversons des forêts de rhododendrons qui forment un tapis rose recouvrant la montagne et les sommets enneigés sont toujours là en arrière plan.

Bravo à Catherine qui a mit sont t-shirt adapté au camouflage dans les rhododendrons:

Nous longeons une longue crête pendant près d’une heure puis redescendons pour s’enfoncer dans la forêt. Nous empruntons ensuite des chemins escarpés taillés dans les parois d’une gorge avant de nous arrêter pour la pause du midi. Le village dans lequel nous voulons nous arrêter pour la nuit (Tadapani) est encore loin et nous marchons depuis 5h du mat’. Lhaksam nous explique qu’il n’y a pas toujours de chambre de libre à Tadapani car il s’agit d’un carrefour situé sur la route de plusieurs treks. Sur la fin du parcours, je pars en éclaireur avec Vincent pour essayer d’arriver assez tôt. Nous trouvons finalement une chambre sans souci car nous sommes en milieu d’après midi. En même temps ce n’est pas les lodges qui manquent: ils sont regroupés en petit hameaux tout au long des chemins de trek, on en trouve toute les heures de marche environ. En puis les chambres sont vraiment données (environ 1€ la chambre double!). Par contre ils se rattrapent sur la nourriture qui est 2 à 3 fois plus chère que dans la vallée.

Nous rencontrons les deux belges dont nous avons fait la connaissance à Pokhara, qui font le même trek que nous. Nous nous croisons régulièrement et elles nous font bien rigoler avec leur accent!

A la fin de la journée, étirements obligatoires pour ne pas trop souffrir le lendemain matin 😉

Ici encore la vue est magnifique, surtout au petit matin, quand le temps est bien dégagé.

Jour 4: Tadapani (2680m) – chuile (2245m) – Gurajung (2050m) – Jhinudanda (2170m)

Nous continuons notre route. Aujourd’hui, plus de forêt de rhododendrons mais nous traversons de jolies cultures en terrasse.

On y plante beaucoup de blé ainsi que du riz (selon l’altitude et l’eau disponible). Etant donné la taille et la forme des parcelles cultivées, tout le travail se fait à la main, notamment la moisson:

Nous finissons notre étape en arrivant à Jhinudanda en début d’aprèm, cela nous laisse le temps de profiter des sources chaudes en contrebas. Seul Frutz (Romain), Bobby et moi trouvons l’énergie nécessaire pour marcher encore une demi heure jusqu’aux sources, mais nos efforts ne sont pas vains: Nous nous baignons pendant une bonne heure dans une eau à 35°C, rien de tel pour se remettre d’aplomb après 4 jours de marche.

Le lieu sert également de salle de bain pour les habitants du village, car peu de maisons sont équipées d’eau courante, et encore moins d’eau chaude!

Jour 5: Jhinudanda (2170m) – Landruk (1565m) – Tolka (1700m)

Aujourd’hui, la journée de marche va être courte. Pourtant tout avait bien commencé….Nous quittons Jhinudanda et ses sources chaudes sous un soleil radieux. Nous croisons en chemin des moutons qui prennent de l’altitude, pour échapper aux grosses chaleurs de la vallée en été.

Nous traversons bon nombre de ponts suspendus, tous plus vertigineux les uns que les autres:

Malgré que je ne sois pas ingénieur en génie civil, je ne pense pas que ça soit la méthode optimale pour raccorder deux câbles en tension…

Mais bon, pas le choix, on traverse…et ça tient!

C’est l’après-midi que les choses commencent à se gâter: nous nous arrêtons à midi pour manger à Tolka, mais la pluie se met à tomber. D’abord une petite pluie légère, nous décidons d’attendre un peu que ça passe. Finalement, la pluie redouble d’intensité. C’est sûr, nous n’irons pas plus loin aujourd’hui. Nous passons l’après midi autour du poêle à bois, à jouer au tarot!

Nous profitons d’une petite éclaircie pour nous balader dans le village. Nous rencontrons des petits chevreaux qui s’amusent à nous téter les doigts.

Jour 6: Tolka (1700m) – Deurali (2100m) – Potana (1890m) – Dhampus (1650m)

Dernier jour de marche. La pluie de la veille s’est transformée en neige sur les sommets et au réveil, le temps dégagé nous offre un spectacle merveilleux.

Le début de journée est agréable car avec peu de dénivelé. Nous observons une dernière fois le Machapuchare, considéré comme le plus beau sommet du Népal. Le nom signifie queue de poisson en Népalais, à cause de la forme du sommet (voir photo ci-dessous). C’est un sommet sacré qui est par conséquent interdit aux Alpinistes (selon les hindouistes, c’est la demeure de Shiva, ce n’est donc pas de bon augure d’aller le déranger)

Avant d’entamer la descente infernale, nous faisons une pause dans un magnifique petit village (pour ne pas changer).

Les quelques heures de descente qui suivent sont éprouvantes pour les genoux mais c’est le dernière effort à fournir. Un mini bus nous attend au prochain village.

Nous manquons tous de nous endormir pendant l’heure de trajet qui nous ramène à Pokhara. Nous sommes heureux de rentrer nous reposer, mais tristes de retrouver la civilisation…Nous étions si bien dans les montagnes, coupés du monde pendant presque une semaine.

Nous quittons Pokhara le lendemain, en faisant nos adieu à Bobby, notre compagnon de route bisontin. Après quelques jours de repos, il souhaite repartir avec Lhaksam pour un autre trek plus ardu.

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Sur les chemins de Katmandou

Nous quittons le Vietnam le vendredi 22 mars 2012, après avoir récupéré nos passeports et nos visas pour l’Inde. C’est aussi le moment de dire au-revoir aux parents de Pierre qui ont passé deux semaines avec nous.

Après avoir volé d’Hanoï jusqu’à Bangkok, nous passons la nuit dans l’aéroport, pas si mal installés finalement, avec wifi, prises électriques et canaps à disposition.

Embarquement en début de matinée pour atterrir à Delhi avec 50 minutes de retard. C’est là que les choses se compliquent car notre avion suivant est supposé décoller dans les dix prochaines minutes…

Heureusement pour nous, c’est la même compagnie aérienne qui assure le vol Delhi-Katmandou. Un agent nous attend à la sortie et nous ouvrent les passages secrets de l’aéroport. Façon film d’action, on court dans les couloirs et sur les tapis roulants pendant 20 longues minutes, la nouvelle porte d’embarquement étant évidemment à l’opposé. Le personnel de l’aéroport nous autorise à doubler tout le monde au contrôle de sécurité.

Nous arrivons dans l’avion essoufflés mais sous les applaudissements de Catherine, Vincent et Romain, des amis venus nous retrouver pour partager deux semaines d’aventures népalaises avec nous. Les autres passagers, eux, ont plutôt le regard noir car ça fait une demi heure qu’ils nous attendent dans l’avion prêt à décoller! La suite du vol se passe sans souci.

Après deux heures d’attente à l’aéroport de Katmandou, nous obtenons enfin notre visa. Les choses se compliquent pour récupérer nos bagages, qui n’ont pas eu le temps d’être transférés à Delhi. Leurs arrivées sont prévues par le vol suivant, dans la soirée, mais nous préférons profiter tranquillement de notre fin d’après-midi après deux jours de transit.

Nous trouvons un taxi et rejoignons notre hôtel. L’ambiance, pour notre plus grand plaisir, est bien différente de celle du Vietnam, même si la circulation anarchique et à grand renfort de klaxons demeure ici aussi la norme. Pourtant, on croise régulièrement ce panneau:

La gestion du réseau électrique doit donner quelques sueurs froides à Romain, spécialiste du domaine. C’est en tout cas une grosse difficulté de ce petit pays. La distribution de courant n’est pas continue, il n’y a que quelques heures d’électricité durant la journée.

Nous rencontrons deux français à notre hôtel, Alex et Vanessa, qui sont à Katmandou depuis quelques jours et qui nous conduisent dans un de leur resto favori. Nous goûtons à une des spécialités du coin (même si d’après notre guide ce serait plutôt tibétain): les “Momos”. Ce sont des petits raviolis vapeurs, fourrés au poulet, au fromage, aux légumes, etc. On déguste aussi un “thali”, appelé aussi “Dalbat”, c’est une sorte de plateau repas complet servi à volonté, composé d’une soupe de lentille (le “dal”, d’où le nom dalbat), d’un mélange de légumes souvent épicés et d’un yaourt. On se régale!

Le Dalbat est le plat par excellence que mange les népalais, matin, midi et soir. Il est parfois accompagné de chapati, une galette de blé sans levain.

Nous finissons la soirée dans un bar de Thamel, le quartier animé et touristique de Katmandou.

Le lendemain, tandis que Pierre et moi allons (enfin) récupérer nos bagages à l’aéroport, Catherine et Vincent réservent des billets de bus pour notre prochaine destination: Pokhara.

L’après-midi, nous nous rendons à la Stupa de Swayambunath, appelée aussi Temple des Singes, mais il parait que les locaux n’aiment pas trop cette appellation. Nous traversons la ville à pieds, en passant devant les maisons typiques et les petites échoppes.

Le contraste entre modernité et autres époques se croise presque à chaque coins de rue.

Une bonne série de marches nous attend devant le temple avant d’atteindre les lieux (pour preuve, voir sur la photo au fond à droite 🙂 )

On s’accorde une petite pause au milieu de la montée infernale.

L’ascension en vaut néanmoins la peine, nous avons une vue imprenable sur Katmandou.

Le temple en lui même est un lieu de vie très animé où se côtoient singes, touristes, fidèles, vendeurs ambulants. Partout les drapeaux de prières bouddhistes flottent au vent.

Quelques fidèles allument des bougies ou de l’encens, prononcent quelques paroles et font tourner les moulins à prières.

La stupa est plutôt imposante, on peut y voir le regard de bouddha peint sur sa surface.

Un peu plus loin, nous tentons notre chance auprès d’une statue au pied de laquelle se trouve une sorte de jarre. Si notre pièce tombe dans le mille, c’est la chance assurée! Sinon, ce n’est qu’une roupie de perdue (0,0089€) …

Nous négocions les services d’un taxi pour nous rendre au Jardin des rêves, petit havre de paix dans la ferveur de Katmandou.

La journée s’achève autour d’une Nepal Ice, la bière locale. Mais pas de folies ce soir, car demain, c’est départ 6h pour Pokhara.

De bonne heure et de bonne humeur, nous rejoignons le lieu de départ des bus. C’est parti pour 7 heures de trajet chaotique. La route est sinueuse et défoncée, on est un peu ballotté de tous les côtés, mais les paysages sont magnifiques.

On croise aussi des scènes dignes d’une autre époque, comme cette fabrique de briques.

Dès notre arrivée à Pokhara, nous nous mettons en quête d’un hôtel. Nous séjournerons finalement au Royal Guest House, un hôtel nickel et pas cher. Nous pouvons déjà admirer les sommets enneigés depuis la terrasse.

Avec le gérant de la guesthouse, nous organisons nos 6 jours de trek dans les Annapurnas. Vincent et Catherine ont déjà repéré un parcours pas trop difficile, histoire de profiter pleinement de l’environnement exceptionnel du massif montagneux. Alex (dit Bobby) se joint à nous pour l’aventure.

Mais, des choses plus importantes encore se trament. Demain c’est “Holi”, la fête des couleurs en Inde et au Népal, pour fêter l’arrivée du printemps. Et pour avoir vu des photos sur internet, nous nous mettons en quête de vêtements “jetable” spécialement pour l’occasion. Des t-shirts et pantalons à environ un euro pièce feront l’affaire.

Et nous avons bien fait car en fin de la matinée, ça donne à peu près ça:

A l’aide de sachets de pigments de couleurs, les gens, touristes ou locaux, badigeonnent allègrement de peinture toutes les personnes qui les entourent en proclamant des “happy holi” à tout va.

C’est une fête très populaire et bonne enfant, en tout cas à Pokhara. Il semblerait que ce soit plus “tendu” dans les grandes villes, car c’est le seul jour de l’année où l’ordre social est bouleversé, et les plus frustrés peuvent peinturlurer leurs supérieurs…

La musique est évidemment de rigueur.

Tout le monde se mélange dans un joyeux bazar.

Il faut aussi lever la tête pour savoir déjouer les seaux d’eau colorée lancés depuis les balcons.

A la fin de la journée on ne sait plus qui est qui !

Malgré une douche “tonique”, la plupart d’entre nous gardent quelques traces en souvenir de cette journée mémorable.

Il est temps maintenant de préparer nos sacs de treks car demain nous partons à la conquête de l’Annapurna.
A nous les sommets enneigés!! (et sans doute aussi les courbatures…)

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La “baie d’Halong terrestre”

Mardi 19 mars 2013, notre train en provenance de Sapa arrive en gare d’Hanoï de bon matin (5h, ça pique un peu!). Nous patientons pour acheter des billets au guichet officiel et non à un petit vendeur à la sauvette qui tente sa chance auprès de nous. Une heure plus tard, nous partons pour la ville de Ninh Binh, connue aussi sous le nom de “baie d’Halong terrestre”.

A notre arrivée, avant de nous atteler à la recherche d’un hôtel, nous nous arrêtons prendre le petit déjeuner.

Tandis que nous nous rendons dans le centre-ville pour nous loger, nous constatons une fois encore que le scooter est un moyen de transport aux ressources illimitées:

Après avoir déposés nos bagages et pris une douche, nous louons deux scooters afin de partir explorer les environs. Comme à chaque fois, la première chose à faire et de trouver une station essence car le niveau est toujours au mini, voir insuffisant pour les parents de Pierre qui tombent en panne sèche! Heureusement, la station essence n’est plus qu’à 200 mètres

Nous quittons la ville peu après midi, non sans difficultés pour trouver la bonne route. Nous apprécions de nous retrouver dans la campagne et apercevons déjà les prémices de la baie d’Halong terrestre, à savoir ces pics rocheux géants plantés au milieu des rizières.

Nous nous arrêtons à Bich Dong, un petit temple en hauteur qui nous offre un joli panorama, après une escalade un peu périlleuse.

La route est très agréable. Nous sillonnons un peu au hasard dans les rizières, en savourant le paysage.

En chemin, nous croisons une femme qui nous propose un tour en bateau. Les parents de Pierre la prennent comme passagère pour nous rendre à l’endroit prévu, car elle veut ne veut pas démarrer du départ officiel pour ne pas à avoir à payer de taxe.

Mais quelques minutes plus tard, le portable de la femme sonne: on annule tout! Pas sure que cette balade aurait été approuvées par les autorités.

C’est donc sans déception que nous poursuivons notre route jusqu’au lieu officiel des balades en barques, endroit que nous avions soigneusement évités le matin même devant l’afflux de touristes.

Mais en fin d’après-midi, les canaux sont presque déserts. Le nombre d’embarcations donne quand même une petite idée du taux de fréquentation intense de ce lieu en pleine journée.

Nous profitons du cadre pour faire une petite halte et déguster des ananas découpés avec soin par notre vendeuse:

Une chèvre qui passait par là en profite aussi pour se régaler avec les “trognons”. Ca nous rappelle à Pierre et à moi nos petits cabris du Chili!

Mais déjà le soleil se couche, nous nous pressons pour rentrer à l’hôtel avant qu’il fasse nuit noire, Ninh Binh ne faisant pas exception au mode de conduite anarchique du pays.

Le lendemain, nous réenfourchons nos bolides pour nous rendre au temple de Bai Dinh. C’est le plus grand complexe bouddhique du pays. Face aux nombres élevés de touristes, je laisse Pierre et ses parents partir à la découverte du lieu et me pose dans un coin en les attendant.

Quelques minutes à peine après leurs départs je suis gentiment assaillie d’une vingtaine d’élèves vietnamiens qui s’assoient autour de moi, me prennent en photos. On essaye de communiquer en anglais ce qui compte tenu de mon niveau, du leurs et de nos accents respectifs, est assez épique. Leur professeur se joindra à nous. Tandis qu’on me questionne à l’infini sur moi (mon âge, mon métier, si je suis mariée et si je souhaite avoir des enfants plus tard…) et sur ce que je pense du pays (la nourriture, les gens, les paysages…), Pierre et ses parents poursuive la découverte des lieux.

Le temple renferme, entre autres, plusieurs imposants bouddhas de bronze, ainsi qu’une impressionnante collection de petites statues à son effigie.

Une haute tour est en cours de construction sur le site qui ne cesse de se développer semble-t-il.

Pierre fait l’acquisition d’un dollar en or (et oui!) que l’on peut apercevoir sur cette photo.

Nous reprenons la route dans un décor un peu plus sec, mais tout aussi agréable.

Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons dans un petit village que nous parcourons à pied.

Pierre est même mis à contribution avec les enfants pour refermer le pont après le passage d’un bateau.

Nous visitons un dernier monument avant de rentrer à l’hôtel, il s’agit du site de Hoa Lu, ancienne capitale du Vietnam. Après avoir transféré la capitale à Hanoi, le roi y fit construire de nombreux temples et pagodes. Quelle différence existe-il entre un temple et une pagode? sur internet la question ne semble pas complètement tranchée. Si quelqu’un en sait plus, qu’il n’hésité pas!

La visite se fait néanmoins au pas de course, car la journée est presque finie et nous avons un peu de route pour rentrer.

Nous prenons tout de même le temps de grimper jusqu’à un temple (ou une pagode?) situé sur une colline. Le panorama se mérite étant donné l’accès rendu assez difficile par les roches qui semblent affûtées comme des rasoirs.

Finalement, la vue annoncée par le guide n’est pas aussi belle à cause de la brume.

Nous ne nous attardons pas plus longtemps et prenons le chemin du retour.

Le lendemain, nous rentrons par le train à Hanoï. C’est notre avant-dernier jour au Vietnam, et en compagnie des parents de Pierre. Pour fêter ça, nous testons la spécialité du coin : la bière fraîchement brassée à prix défiant toute concurrence (0,20€).

Dégustée en immersion dans la rue au milieu du carrefour, la bière est encore meilleure.

Samedi 23 mars, c’est le jour des adieux! Tandis que les parents de Pierre profitent de leur dernière journée pour se balader à Hanoï, Pierre et moi nous récupérons nos passeports et nos visas indiens à l’ambassade avant de nous rendre à l’aéroport!

Goodbye Vietnam! Welcome to Népal!

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Bienvenue à Sapa, chez les H’Mong noirs

Fraîchement débarqués de notre excursion dans la baie d’Halong, il nous reste quelques heures pour prendre notre repas avant de nous rendre à la gare d’Hanoï. Comme on ne change pas les bonnes habitudes, nous nous rendons à notre petit restaurant de Bun bo préféré.

Nous nous dirigeons ensuite vers la gare et prenons place dans le train de nuit qui nous attend déjà, Sapa nous voilà!

Le train couchette ressemble à ceux en France, si ce n’est que le matelas est symbolique et que la clim est réglée à fond. Je m’endors avec la couette, mon sac de couchage et mon manteau! 😉

Nous arrivons à Lao Cai le lendemain vers 7h. Comme nous avons pris un tour organisé pour ne pas perdre trop de temps, nous sommes pris en charge dès notre arrivée et ce jusqu’au trajet de retour en train. Un mini bus nous transfert de Lao Cai à Sapa. L’organisation laisse cependant un peu à désirer car nous attendons pendant 1h30 des passagers qui arrivent avec le train suivant. Mais nous restons positif : au moins, nous voyagerons assis à l’intérieur du bus, pas comme ces canards!

Nous sommes très en retard sur le programme lorsque nous arrivons à l’hôtel. Un autre changement nous attend, alors que nous devions passer notre première nuit à l’hôtel (pour récupérer des nombreuses heures de transports accumulés depuis la baie d’Halong) on nous annonce que nous partons finalement en trek dès ce matin.

Bon, si il en est ainsi! Nous prenons notre petit dej en 10 min chrono et nous nous hâtons de préparer nos sacs pour les deux journées de treks, l’hôtel gardant nos gros bagages.

Nous faisons connaissance avec les autres personnes de notre groupe qui patientent depuis un bon moment (de quoi bien commencer!). Heureusement notre guide nous présente un sourire radieux!

C’est avec deux heures de retard que nous commençons à marcher, ce qui est bien regrettable car au lieu d’emprunter des petits chemins à travers les cultures en terrasses, nous longeons la route. Heureusement les paysages sont magnifiques, bien qu’il n’y ait pas beaucoup de soleil.

C’est tout un groupe de jeunes filles, pour la plupart adolescentes qui nous accompagne. Elles sont reconnaissables grâce à l’habit traditionnel de leur ethnie, les H’mongs noirs.

Par la grande “route”, nous rattrapons notre retard et sommes dans les temps pour le déjeuner.

Nous poursuivons la balade pour nous rendre dans un petit village où nous passerons la nuit chez l’habitant. Le temps se couvre rapidement laissant place à une brume assez épaisse.

Celà donne un petit côté mystique à l’endroit.

A notre arrivée, on nous offre une tasse de thé vert traditionnel. Puis nous choisissons nos lits. Le couchage est assez sommaire, mais ce n’est pas désagréable.

Les conditions de vie dans les montagnes sont assez dures. La cuisine se fait au feu de bois, et, elle est vraiment délicieuse.

Nous nous régalons avec les différents curries (= plats accompagnant le riz), préparés avec soin par notre hôte. Nous avons même droit à plusieurs tournées “d’Happy Water” (alcool de riz) pour finir la soirée de bonne humeur.

Pour notre plus grand plaisir, nous empruntons les petits chemins le lendemain. Le temps est même un peu plus dégagé.

Les paysages sont vraiment époustouflants.

Nous rejoignons notre hôtel en début d’après-midi.
Tandis que nous nous reposons Pierre et moi, ses parents partent se balader dans Sapa et au bord du lac.

Le lendemain, nous repartons en rando pour la journée en direction des villages de Cat Cat et de Sin Chai.
Nous passons devant le marché de Sapa.

Nous marchons autour de différentes zones de cultures. Le paysage est toujours aussi agréable. Nous traversons quelques rivières.

Nous croisons plusieurs scènes de vie quotidienne avant de parvenir à une imposante cascade.

Nous assistons ensuite à un spectacle de danse traditionnelle.

Bien que très touristique, l’endroit garde un certain charme.

Nous rentrons à l’hôtel en partageant les escaliers avec un troupeau de buffles.

Nous nous étonnons encore et toujours de ce qu’il est possible de transporter à bord d’un scooter. Ce sujet devrait mériter à lui seul un article.

Nous profitons de la terrasse pour notre dernier repas à l’hôtel, car le soleil est au rendez-vous. Puis nous montons à bord du train, dans lequel nous passerons encore une nuit.

Dès le lendemain matin, nous reprenons nos habitudes de routards sans pack “all inclusive” pour visiter notre prochaine destination : la baie d’Halong terrestre.

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La croisière s’amuse dans la baie d’Halong

Mardi 12 mars, nous partons de bonne heure et de bonne humeur pour une croisière de deux jours et une nuit dans la baie d’Halong.

Nous optons pour le confort en choisissant un tour organisé depuis Hanoï. On vient nous chercher en bus à notre hotel et nous n’avons plus qu’à nous laisser guider. Après 3h de bus et un petit arrêt obligatoire dans le magasin de souvenirs “partenaire”, nous arrivons à la mer. Nous grimpons dans un petit bateau qui nous emmène jusqu’à notre jonque.

La jonque, bien qu’un peu vieillotte de l’extérieur, est plutôt cosy à l’intérieur. Nous prenons place dans deux chambres doubles avec salles de bain et toilettes privées s’il vous plait !

Et le plus sympa, c’est le pont supérieur avec des transats pour prendre le soleil en profitant de la vue…malheureusement, aujourd’hui il manque le soleil! Mais le temps humide et brumeux, ça semble être la norme dans la baie d’Halong, il parait même que c’est ça qui fait tout le charme mystique du site !

C’est vrai que quand on quitte le port d’Halong, on n’aperçoit même pas les fameux pics karstiques qui font la réputation de la baie. Ce n’est qu’en pleine mer, après quelques kilomètres de navigation que ces mastodontes rocheux surgissent du brouillard.

On rentre alors dans un dédale de falaises et de pics rocheux; l’atmosphère est silencieuse et figée, comme si le temps s’était arrêté.

Le bateau stoppe pour nous permettre de faire un tour en kayak et d’explorer les lieux par nous même. Malheureusement, nous n’avons pas le temps d’aller bien loin car le site naturel est immense (La baie compte 1969 îles et ilôts).

L’escale suivante nous permet de visiter la grotte de la surprise. Elle se nome ainsi car on rentre dans une première salle toute petite puis on accède à une seconde grotte beaucoup plus grande. Enfin, on est surpris une troisième fois en accédant à la dernière salle, immense. Le lieu est très fréquenté. En plus de la foule, les éclairages multicolores contribuent à créer un effet boite de nuit! Mais nous apprécions la visite malgré tout.

Pour la nuit, nous jetons l’ancre dans une petite baie à l’abri du vent et nous profitons du coucher du soleil entre deux falaises.

Après le repas, nous nous initions à la pêche au calamar, mais sans succès. Pourtant, un gros projecteur éclairant l’eau les attire, et nous les voyons passer à quelques centimètre de l’hameçon…

Nous allons finalement nous coucher, bercés par le ronronnement du moteur (en marche pour générer l’électricité à bord), ce qui perturbera un peu le sommeil des plus sensibles des oreilles 😉

Le lendemain matin, le temps s’est un peu amélioré. Nous passons la matinée sur le pont à profiter du paysage, tandis que notre jonque slalome entre les pics rocheux pour reprendre le chemin du retour.

Nous arrivons à Halong en début d’après midi, mais nous ne rentrons pas directement à Hanoï. Pour profiter encore un peu plus de ce lieu magnifique nous voulons nous rendre sur l’île de Cat Ba, située au cœur de la baie d’Halong. Pour cela, il suffit de prendre un taxi pour parcourir la dizaine de kilomètres qui nous sépare de l’embarcadère du ferry public sur la presque-île de Tuan Chau.

Avant de monter dans le taxi, nous sommes arrêté par un homme qui nous propose un bateau qui va justement à Cat Ba et qui part dans 10 minutes…quelle aubaine! (note pour plus tard: ne jamais faire confiance à quelqu’un qui vous propose exactement ce dont vous avez besoin, à l’endroit où vous en avez besoin et au moment où vous en avez besoin!) Il faut faire vite car le bateau part bientôt. Nous négocions le prix (qui reste un peu plus élevé que celui du ferry public) mais nous demandons à ne payer qu’une fois sur le bateau car le type ne nous inspire pas confiance…Nous le suivons jusqu’à l’embarcadère et discutons avec les autres passagers qui attendent. Il se trouve que le bateau n’est pas près de partir du tout, qu’ensuite il balade les gens dans la baie pour n’arriver qu’en fin d’après midi à Cat Ba, bien loin de ce qu’on nous a vendu! Nous décidons donc de reprendre notre plan initial et cherchons un taxi pour nous rendre à l’embarcadère du ferry public, mais c’est sans compter sur la ténacité de notre “rabatteur un peu louche”. Il nous explique qu’il a déjà avancé les frais d’embarquement pour nous, qu’on ne peut pas annuler. Puis il va voir tous les chauffeurs de taxi pour leur interdire de nous prendre. Qu’à cela ne tienne, nous décidons de partir à pied vers le ferry mais le type prend son scooter et nous suit! Il nous barre la route et m’accroche pour m’empêcher d’avancer malgré que je fasse à peu près deux fois sa taille 😉

Après une demi heure de palabre dans une atmosphère plus que tendue, la situation se délie pour les deux partis : l’homme se fait rembourser ses frais et nous sommes “libres” sans rien avoir eu à débourser! Pas tous très sympathiques les vietnamiens…

Le trajet sur un vieux ferry rouillé est moins confortable que celui en jonque mais le temps s’est dégagé, et nous profitons de l’après midi ensoleillé pour admirer encore une fois le superbe paysage.

Après quelques heures de ferry, d’attente puis de bus pour traverser l’île, nous rejoignons Cat Ba Town. Nous trouvons par hasard un superbe hôtel avec vue sur mer, pas cher et tenu par des gens adorables.

Le lendemain nous louons des scooters pour explorer l’île qui fait quand même plusieurs dizaines de kilomètres de long. Nous commençons par le Cat Ba National Park, une jungle recouvrant presque un tiers de l’île. Une marche d’une heure nous mène jusqu’à une tour d’observation tout en haut de la montagne. Nous n’observons pas d’animaux mais seulement des arbres, à perte de vue.

Nous roulons ensuite vers l’ouest, et traversons des marais et des élevages piscicoles. Nous faisons une pause déjeuner dans un resto “très local”.

La cuisinière met 10 minutes à chercher puis à dépoussiérer le menu, qui de toute façon est à moitié effacé. On opte donc pour un classique pho ga (soupe de nouilles au poulet) qui s’avère être très bon, une fois que l’on a enlevé les quelques cheveux et moucherons qui flottent à la surface.

Nous enfourchons nos montures et longeons cette fois la côte pour rentrer vers Cat Ba Town.

Plus nous descendons, plus les paysages sont jolis. Il y a quelques plages mais le temps est un peu trop frais pour la baignade. Nous regagnons finalement la ville où nous nous arrêtons au marché. On y trouve des fruits, des légumes, de la viande et des mouches, mais aussi des trucs plus surprenants comme des faux billets.

Les vietnamiens les achètent pour les brûler dans les temples, c’est une façon de transmettre de l’argent à un défunt pour qu’il ne manque de rien là-haut !

Après quelques emplettes dans une boutique de thé, mes parents s’aperçoivent en reprenant le scooter que leur pneu avant est crevé. Ça ne m’inquiète pas trop car ce n’est pas la première fois que ça nous arrive en Asie, et je pense qu’il ne va pas être difficile de trouver un petit garage pour réparer ça. Je commence à regarder aux alentours, et là, par miracle, la patronne de l’hôtel (qui nous a loué les scooters) passe, nous voit en galère, s’arrête, nous donne son scooter et prend en échange le scooter crevé avant qu’on ait eu le temps de lui demander quoique ce soit. Durée total de la galère : moins de 5 minutes! Ça c’est ce qu’on peut appeler le sens du service.

Nous pouvons donc finir notre balade avant que le soleil ne se couche. Nous nous rendons au fort du canon, qui offre une superbe vue sur Lanha Bay et sur les trois plus belles plages de l’île de Cat Ba (appelées de manière originale : Cat Co 1, Cat Co 2 et Cat Co 3)

Comme nous avons déjà les casques adéquats, nous ne résistons pas à l’envie d’aller jouer au soldat, en essayant de passer inaperçus parmi les mannequins.

Nous descendons jusqu’aux plages pour “goûter” l’eau mais nous sommes vite fixés sur le fait que nous n’allons pas nous baigner (la mer est bien plus froide que dans le sud du pays!)

Nous finissons notre journée devant le coucher de soleil dans la baie de Cat Ba Town, où sont ancrés une multitude de bateaux de pêche.

Le lendemain on refait le trajet dans l’autre sens : bus, ferry, marche à pied et re-bus jusqu’à Hanoï, ce qui nous prend une bonne partie de la journée.

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D’Hoi An à Hanoï (à ne pas confondre)

Nous continuons notre remontée fantastique vers le nord et décidons de faire étape à Hoi an. Ce n’est pas du luxe car après avoir remonté la moitié du pays d’une traite en bus couchette, nous sommes bien contents de nous poser.

D’autant plus que la ville est relativement calme et pas trop “bétonnée” comparée au reste du Vietnam. Pour preuve, elle a même été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999.

Les rues sont très authentiques et on sent l’influence de la Chine, qui n’est pas loin.

Nous passons la journée à errer dans les rues qui sont très calmes car interdites à la circulation. Nous découvrons plusieurs marchés dans lesquelles on peut tester les spécialités culinaires locales pour pas cher.

Géraldine est conquise par les Banh xeo, des petites crêpes avec du soja cuites sous nos yeux. Mais de manière générale, nous sommes un peu déçu par la nourriture vietnamienne, qui promettait monts et merveilles, mais j’en reparlerais dans la rubrique dédiée.

Pour tout avouer, nous avons même mangé plusieurs fois dans un resto…indien ! Le Ganesh, que nous avons élu d’un commun accord “meilleur resto de notre voyage toutes catégories confondues”…en attendant de goûter la nourriture indienne en Inde.

Nous continuons notre visite de la ville avec le très célèbre pont japonais, un pont couvert construit en 1593 pour relier les quartiers habités par les communautés chinoises et japonaises. Chaque extrémité est gardée par un couple de statues, représentant des chiens d’un côté et des singes de l’autre.

Le lendemain, nous louons des vélos afin de prendre un peu de recul sur la ville, et surtout pour nous rendre à la plage, distante de quelques kilomètres.

La côte est relativement sauvage au niveau de la plage de An Bang. On y trouve seulement quelques paillotes (restaurants et bars) ainsi que des habitations de pêcheurs. On s’apercevra, en quittant la ville en bus le lendemain, que ce n’est plus vraiment le cas en remontant vers le nord : de grand hôtels en béton se sont appropriés la plage sur des dizaines et des dizaines de kilomètres.

Les pêcheurs utilisent des petites embarcations type “coquille de noix” que l’on avait vues à Mui Né.

L’eau est moins chaude que dans le sud, mais je m’offre quand même une petite baignade car c’est la dernière avant un long moment (pas d’étape “plage” prévue en Inde, et encore moins au Népal!)

Nous rentrons en prenant des détours dans les rizières, qui prennent des couleurs merveilleuses au coucher du soleil.

Finalement, il n’y a rien “d’extraordinaire” à faire à Hoi An, mais le calme et la sérénité qui règnent dans la ville en font une étape idéale avant de rejoindre Hanoï, la capitale.

Car nous avons un rendez-vous à Hanoï! Et oui, mes parents nous rejoignent pour passer deux semaines avec nous.
Nous reprenons un bus de nuit pour remonter la deuxième moitié nord du pays. C’est donc encore un trajet de plus de 16h qui nous attend. Heureusement, au moment de monter dans le bus en début d’aprèm, on nous confirme que nous arriverons à Hanoï le lendemain à 6:00 am et non 6:00 pm comme annoncé lors de l’achat du ticket 😉

Ouf, nous avons le temps de nous poser un peu à l’hôtel avant que mes parents ne frappent à la porte, vers 19h. Et ils n’arrivent pas les mains vides : nous prenons un apéro au comté et au saucisson…de quoi combler temporairement une envie qui nous ronge depuis 8 mois!

De notre coté nous essayons de leur faire découvrir les saveurs locales en les emmenant dans un petit resto qui sert des Bun Bô (un plat à base de vermicelles, bœuf, mangue verte, cacahuètes, soja…). Le décor et le service sont réduits au strict minimum mais la nourriture est délicieuse.

Nous profitons de la journée du lendemain pour visiter la ville et planifier notre futur itinéraire.

Hanoï est une grande ville, polluée, encombrée et bruyante. Nous apprenons l’art de traverser la route à la vietnamienne : regarder droit devant et avancer en marchant lentement mais surtout à vitesse constante. Ce dernier point est très important puisque ca permet au nuées de deux roues qui arrivent de chaque coté d’anticiper votre position et de vous éviter par la droite ou par la gauche… autant vous dire que c’est un peu stressant la première fois, mais une fois qu’on s’y fait c’est une technique très efficace!

Nous nous baladons au alentour du lac de Hoan Kiem.

Nous accédons à un petit temple situé sur une île au milieu du lac et relié par un pont.

Finalement, le plus intéressant est d’observer la vie des vietnamiens qui se déroule principalement dans la rue: restaurants, café, marché, vaisselle, lessive, artisanat… tout se fait sur le trottoir, qui du coup perd un peu sont rôle initial de passage pour les piétons!

Après avoir arpentés les rues en long et en large, nous réservons une excursion pour la Baie d’Halong le lendemain.

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Kite-surfeurs paradize

Après 5h de bus nous arrivons à Mui Né, une station balnéaire de la côte est.

Soleil de plomb, plage de sable fin, eau à 26°C, un peu de vague et 30 noeuds de vent en permanence…les conditions rêvées pour le kite-surf ! Et les aficionados ne se font pas prier pour fréquenter ce spot. Des kites par centaines offrent un spectacle permanent.

Certains sont carrément bargeots, enchaînant des sauts de plusieurs dizaines de mètres !

Ça bastonne sévère comme on dit dans le jargon (=vent fort)! Je me serais bien laissé tenter par une initiation mais quand je vois la puissance du vent, ça me refroidit un peu. Certains doivent se mettre à deux pour ne pas s’envoler!

Le soleil couché, la plage retrouve son calme et c’est le moment idéal pour une petite baignade dans les vagues.

Le lendemain, nous partons en vadrouille en scooter car la farniente sur la plage n’est pas trop possible à cause du vent. Heureusement, il y a plein d’autres choses à voir à Mui Né. Nous longeons la côte et arrivons dans un village de pêcheurs.

En plus des gros chalutiers, on peut apercevoir une myriade de petites coquilles de noix, des toutes petites embarcations rondes, parfois faites de bambou tressé.

Le paysage est désertique et sauvage. Nous nous rendons à la rivière des fées, qui nous transporte dans un autre monde. Canyon rouge, dunes oranges et falaises blanches s’entremêlent pour former le lit d’un petit ruisseau.

Nous nous déchaussons et remontons la rivière (très peu profonde) pendant une bonne vingtaine de minutes avant d’arriver à une cascade. La cascade n’est pas très impressionnante, ce à quoi on s’attendait vu le faible débit de la rivière, mais le chemin en vaut vraiment la peine.

En amont de la cascade, on trouve quelques rizières verdoyantes…un véritable oasis dans ce désert.

En fin d’aprèm, je me rends aux dunes oranges, un site prisé au moment du coucher de soleil. J’ai l’impression d’être transporté en plein milieu du Sahara.

Cela me rappelle beaucoup le désert de Huacachina au Pérou, une des premières étapes de notre tour du monde, il y a 8 mois déjà!

Ici pas de sandboard comme au Pérou ( les dunes sont quand même beaucoup moins hautes) mais des enfants vendent des sacs plastiques pour faire de la luge dans les pentes ensablées.
Au moment du coucher de soleil les appareils photo chauffent !

Après le Sahara, je rentre à l’hôtel … en Russie! Et oui, Mui Né est fréquenté par une proportion assez hallucinante de touristes russes. A tel point que tous les restaurants ont des menus en russe et beaucoup de boutiques sont même intégralement russes.

L’explication est assez simple, il existe un vol direct entre Moscou et Mui Né !

Après deux jours à contempler les kite-surfeurs, je ne peux plus résister à l’appel de la mer. Je décide donc de prendre quelques heures de cours pour apprendre les bases. Je me rends à WindChimes, école que je ne saurais que recommander à ceux qui veulent débuter en Kite.

Heureusement, on ne se jette pas à l’eau comme ça. Après un peu de théorie, de présentation du matos et d’explication des consignes de sécurité, j’apprend à manier le cerf-volant sur la plage.

J’ai un super prof qui me met bien en confiance, et nous partons à l’eau dans la foulée pour la deuxième étape, le “body dragging”. Cela consiste à se faire tracter dans l’eau, mais sans planche. C’est bien utile de savoir faire ça!

Le lendemain, nous quittons Mui Né à 13h, je profite alors de la matinée pour reprendre une heure de cours. C’est le moment de monter sur la planche. Pas facile de gérer le cerf-volant d’un oeil et la planche de l’autre ! J’arrive quand même à m’offrir quelques instants de bonheur en faisant un bord ou deux.

Bravo à Gégé pour la photo parce que ça n’a pas duré plus de quelques secondes 😉

Et voici comment ça se termine :

Déjà l’heure de partir, le temps d’acheter un sandwich et je monte dans le bus encore en short de bain avec une seule idée en tête, refaire du kitesurf dès que possible !

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La ville aux deux noms

Saïgon, ça vous dit quelque chose? et Hô-Chi-Minh-Ville ? Et bien figurez-vous que c’est la même ville qui a changé de nom en 1975. C’est la “capitale” du sud du Vietnam avec plus de 7 400 100 habitants. Autant vous dire que c’est une grande ville et nous n’avons pas trop envie de nous éterniser ici. Nous y restons un jour complet pour pouvoir visiter les principaux bâtiments. La plupart datent de l’époque coloniale française, comme par exemple l’hôtel de ville, et la fameuse poste centrale dessinée par Gustave Eiffel.

On trouve aussi une très belle cathédrale, chose que l’on n’a pas tellement l’habitude de voir depuis que nous sommes en Asie.

Malheureusement, il n’est pas possible de visiter l’intérieur.

A mon grand étonnement, la ville est très propre et la circulation relativement organisée…rien à voir avec Phnom Penh, la capitale du Cambodge, voisine de seulement 240km. Il y a même de beaux parcs pour le plus grand bonheur des vietnamiens qui y viennent pour se distraire.

Partout dans la ville, les traces du régime communiste sont bien présentes: Drapeau avec la faucille et le marteau, Affiche de propagande, Statue à l’effigie d’Hô-Chi-Minh…

Mais le régime communiste n’est pas celui que l’on connait au travers des livres d’histoires. Il s’agit plutôt d’un gouvernement communiste associé à une économie capitaliste (comme en Chine en fait)

Même à la nuit tombée la ville continue de fourmiller et la circulation ne désemplit pas :

Nous quittons ce tumulte pour Mui Né une station balnéaire à quelques centaines de kilomètres.

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